:: LA REHABILITATION DES ENTREPRISES DU SECTEUR PUBLIC ET PARAPUBLIC La privatisation est un des volets du Programme gouvernemental de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic. Les autres volets comprennent la liquidation de celles dont la situation est irrémédiablement compromise et la restructuration des celles qui doivent rester dans le portefeuille de l’Etat, y compris celles ayant vocation à être privatisée. Avant le démarrage du processus de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic, on dénombrait plus de 150 entreprises relevant du portefeuille de l’Etat dont 24 du secteur financier. Dans un premier temps et dans la logique de rehabilitation, une trentaine d’entreprises avaient conclu avec l’Etat des contrats de performances assignant des objectifs aux entreprises cocontractantes et créant des obligations réciproques avec le Gouvernement. Ainsi, la plupart des entreprises
mises sur le marché dans le cadre de la privatisation ont fait
l’objet d’une restructuration prenant en compte l’ensemble des aspects
vitaux que sont notamment la situation financière dont l’endettement,
les ressources humaines et la rationalisation de l’outil de gestion.
La mise en œuvre de ce volet restructuration a permis par la suite de
mettre sur le marché des entreprises attrayantes. haut de page
Le programme de privatisation du Cameroun doit être analysé à travers trois (3) phases: 1°- Première Phase du Programme Le Programme a démarré par une liste d’entreprises évoluant dans des secteurs aussi diversifiés que l’agro-industrie (OCB, CAMSUCO), l’industrie du bois (COCAM et SOFIBEL, SEPBC), l’imprimerie (CEPER et Imprimerie Nationale), l’élevage (ONDAPB). L’ensemble des entreprises figurant sur cette première liste a trouvé à ce jour preneur à l’exception de l’Imprimerie Nationale retirée de la liste des privatisables et la station d’ONDAPB de Douala. 2°- Deuxième phase du Programme La deuxième liste a été fixée par Décret n°94/125 du 14 juillet 1994. La présence en son sein d’un certain nombre de poids lourds de l’économie camerounaise marque le passage à une vitesse supérieure du processus au Cameroun. Il s’agit de la Société Camerounaise des Palmeraies (SOCAPALM), la Cameroon Development Corporation (CDC), la Société de Développement du Coton (SODECOTON), la Société Hévéas du Cameroun et la Régie Nationale des Chemins de Fer du Cameroun (REGIFERCAM) et la compagnie Cameroon Airlines (CAMAIR). A la date d’aujourd’hui, il reste à privatiser la CAMAIR, la SODECOTON et la CDC. 3°- Troisième phase du Programme Depuis le discours du Chef de l’Etat du 1er juin 1995, les entreprises de service public sont entrées dans le « pipeline » de la privatisation. Cette nouvelle phase concerne le secteur des télécommunications, la production et la distribution de l’électricité ainsi que de l’eau potable. Le secteur des Télécommunications n’étant pas entièrement géré par des entités juridiques autonomes, il s’est avéré indispensable de le restructurer afin de le libéraliser dans les meilleures conditions. Aussi le Gouvernement de la République du Cameroun a-t-il arrêté d'abord la stratégie devant conduire à la privatisation du secteur des télécommunications . Cette stratégie a permis de : - Mettre en place un cadre juridique
et institutionnel impliquant notamment la création d’un organe
de régulation. - Attribuer par appel d’offres une licence à un deuxième opérateur de téléphonie cellulaire. L’appel d’offres a été gagné par France Telecom devant MTN, TELECEL et MSI. Dans le cadre de la modernisation de l’environnement juridique, une loi portant réglementation des Télécommunications a été votée par le Parlement et promulguée (loi 98/014 du 14 juillet 1998). Les textes relatifs à l’organisation et au fonctionnement de l’Agence de Régulation et à la création des entités de télécommunications ont été également pris. S’agissant des secteurs de l’électricité et de l’eau, des nouvelles lois cadres ont été votées pour leur ouverture au partenariat public-privé. La Libéralisation et la privatisation des secteurs monopolistiques nécessitent la reforme de chacun de ses secteurs. D'où les delais constactés pour la privatisation des sociétés. En marge des privatisations classiques , il est envisagé de lancer dans les prochaines années, des opérations de BOO (Buld Operate Own) et BOT (Buld Operate Transfer).
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