Le Cameroun est depuis bientôt une décennie engagé dans d’importantes réformes structurelles visant à améliorer les performances de son économie et la contribution de celle-ci au mieux-être des populations. Ces réformes qui sont essentiellement orientées vers la recherche d’un meilleur équilibre et de synergies entre le rôle de l’Etat et celui du secteur privé, constitueront encore, au cours des années à venir , un défi majeur à relever.
Les privatisations, entendues comme le mécanisme permettant le désengagement de l’Etat au profit du secteur privé de certaines activités économiques, sont un volet important de ces réformes. 

Michel Meva'a m'Eboutou

Les objectifs visés par les privatisations ont été définis par le Chef de l’Etat, son excellence Paul Biya, dans le cadre de l’Ordonnance du 22 juin 1990 relative à la privatisation des entreprises publiques et para-publiques, à savoir :
  1. l’assainissement des finances publiques ;
  2. la stimulation des initiatives privées et la promotion des investissements ;
  3. la restauration des mécanismes de marché ;
  4. la mobilisation et l’orientation de l’épargne nationale vers les investissements productifs.
Le programme de privatisation en cours poursuit résolument les objectifs ci-dessus. Il est exécuté dans le strict respect d’une procédure objective et transparente dont la pierre angulaire est l’appel à la concurrence qui se manifeste à travers les appels d’offres lancés dans le cadre des privatisations. Cette procédure garantit le choix du meilleur candidat et de meilleures retombées financières pour l’Etat. Elle garantit par ailleurs la participation effective des nationaux dans toutes les opérations de privatisation, quelles concernent des grandes ou des petites entreprises. La mise en place d’un marché boursier et d’un mécanisme de portage devraient prochainement permettre de renforcer davantage cette participation des nationaux dans les privatisations.
Les privatisations constituent ainsi un important levier qui devrait permettre de libérer le potentiel productif de secteurs entiers de notre économie (transport, énergie, télécommunications…). L’amélioration de la productivité et de la compétitivité de ces secteurs, suscitée par une meilleure allocation des ressources matérielles, financières et humaines et par une gestion plus rigoureuse, devrait exercer un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’activité économique du pays.
L’incidence positive des privatisations sur les finances publiques contribue par ailleurs à renforcer la capacité de l’Etat à promouvoir le bien-être des populations dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.
Les avancées enregistrées dans les privatisations, et notamment dans le secteur des télécommunications, confirment la pertinence des choix stratégiques effectués.
Avec la consolidation de la croissance, le Gouvernement entend poursuivre le processus de privatisation de manière soutenue. A cet effet, un portefeuille d’entreprises à privatiser et un calendrier ont été établis dans le cadre du programme économique et financier du Cameroun.
Pour un investisseur  avisé, le programme de privatisation du Cameroun, offre des opportunités indéniables.
En effet, la taille des entreprises, la maîtrise des métiers par les équipes techniques en place nonobstant les difficultés financières, le potentiel des secteurs auxquelles appartiennent ces entreprises où la demande solvable est élevée constituent des atouts et des gisements de rentabilité qui ne demandent qu’à être mieux exploités par un investisseur privé.
Il convient également de relever que, l’investissement au Cameroun dans le cadre des privatisations offre l’ouverture sur la CEMAC c’est-à-dire à un marché de plus de 25 millions  d’habitants.

Au total, le programme de privatisation dans lequel le Gouvernement s’est engagé vise à appuyer l’accélération de la croissance économique à travers l’accroissement des investissements productifs et la relance de l’emploi en vue de réduire la pauvreté. Sa mise en oeuvre devrait permettre de :

  • Supprimer les goulots d’étranglement existants en terme de disponibilité et de qualité de services dans le secteur des infrastructures -Eau, Electricité, Transport, Télécommunications- en recherchant des opérateurs de référence qui financeront les investissements de réhabilitation et de croissance requis ;
  • Promouvoir un environnement concurrentiel dans ces secteurs afin de favoriser une réduction des coûts et des tarifs ;
  • Libérer le potentiel de croissance existant dans le secteur des agro-industries mais aussi dans celui des infrastructures et contribuer ainsi à une croissance plus rapide de l’économie.

En conséquence, je vous invite à participer au programme de privatisation du Cameroun et à profiter des opportunités de profit qu'il offre.

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